WorkinGirls fait sa révolution (critique saison 3)

Working Girls saison 3

Les WorkinGirls de Canal + reviennent cette semaine pour une saison 3 tout aussi déjantée que les précédentes. Cette satire du monde de l’entreprise prend de l’ampleur avec l’arrivée de nouveaux personnages, et l’approfondissement de thèmes furieusement dans l’air du temps.

Dans cette nouvelle livraison, Karine, toujours aussi égocentrique et à forte tendance dictatrice, a fort à faire. Confrontée au suicide d’un salarié, et à la venue d’actionnaires chinois, elle tentera tant bien que mal de gérer (ou pas, ou très mal !) la situation, alors que la DRH nympho Deborah perd son mojo à la suite d’un petit incident avec un sex-toy. De son côté, Nathalie joue les célibattantes trop enthousiaste après son divorce, et Hélène a trouvé l’amour ! Métamorphosée par Mademoiselle Agnès, mais au fond toujours aussi looseuse, la jeune femme se lance corps et âme dans sa nouvelle relation avec un autre paumé magnifique, Pierrick (Monsieur Poulpe). Quant à nos deux standardistes racketteuses préférées, les Sophie, elles vont faire face à une ennemi inattendue en la personne de Michèle, un agent de sécurité retord qui en pince pour la boss.

Feuilletonnant parfois, tout en restant émaillé de saynètes humoristiques sans forcément de liant, cet ovni sériel livre de beaux épisodes décalés, à l’image de ce stage en milieu hostile suivi par tous les employés. D’autres moments restent plus anecdotiques et servent uniquement l’aspect comique du show. Au rayon des guests, WorkinGirls accueille en son sein Anne Marivin en gardien de sécurité très premier degré, Monsieur Poulpe dans le rôle de l’amoureux d’Hélène, une Audrey Lamy excellente en cantinière révolutionnaire, Camille Chamoux en psy maltraitée ou encore Mademoiselle Agnès pour des scènes plutôt savoureuses.

Dans la lignée des deux premières saisons, cette suite s’attaque avec un humour au vitriol à la vie en entreprise moderne. Derrière des gags qui ne font pas dans la dentelle, elle soulève une nouvelle fois des questions brûlantes. Le suicide d’un salarié sur le lieu de son travail renvoie à la triste actualité de sociétés comme Orange, qui ont été confrontées au tragique phénomène. Les joies de la mondialisation sont aussi évoquées avec la venue des actionnaires chinois puis d’investisseurs indiens rudement reçus par Karine. La solution apportée par la série à ce monde de l’entreprise impitoyable ? La révolution et l’arrestation des patrons et employés voyous ! La saison se termine en effet dans le sang et les cris avec une émeute générale et une prise d’otage impromptue (nouvelle caisse de résonance avec l’actualité et ces patrons pris en otage par leurs employés). Aux grands maux les grands remèdes !

-WorkinGirls, saison 3 x 12 épisodes (13 min) sur Canal + tous les jeudis à 22h25 

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2 comments on “WorkinGirls fait sa révolution (critique saison 3)
  1. Cette saison est un peu en deçà des précédentes mais elle se regarde toujours avec plaisir.
    Seul bémol : les standardistes étaient plus drôles et intéressantes avec leur petites magouilles et leurs tentatives ridicules de racket.

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