Dernière née de la chaîne ABC, la série Nashville nous plonge avec délicatesse dans le monde de la country, genre musical anecdotique chez nous mais ultra-populaire aux États-Unis. Avec en point de mire un très beau duel de génération entre deux actrices de talent : Connie Britton et Hayden Panettiere.
Créée par Callie Khouri, scénariste féministe spécialisée dans les portraits de femme (les films Thelma et Louise, Les Divins secrets, Mad Money), Nashville raconte la vie de Rayna James, une légende de la country qui se voit poser un ultimatum de la part de sa maison de disque : soit elle accepte de partager l’affiche avec la starlette en vogue Juliette Barnes, en faisant sa première partie (une régression…), soit elle devra se trouver une autre maison de disque. Après 20 ans d’une collaboration très fructueuse, Rayna se sent pour le moins trahie… Elle doit aussi gérer sa vie de famille, bien compliquée, et des relations très houleuses avec un père carnassier et très influent à Nashville.
Au cœur de la country
Une série de ABC centrée sur la country ?! Voilà une drôle d’idée qui sentait le public de niche visé et un truc vaguement kitcsh. Que nenni ! Au milieu de pilotes franchement décevants (voir la critique de Revolution ou des nouvelles sitcoms), Nashville agit comme une bouffée d’air créative. Les acteurs sont justes, à commencer par la divine Connie Britton et Hayden Panettiere parfaite en garce vulnérable. Le père de Rayna, interprété par Powers Boothe, est aussi impressionnant de charisme, voir même flippant dans ses colères.
Ce nouveau drama sonne tout simplement juste, aussi bien dans l’interprétation que dans les situations. Si les personnes sont chacun définis par des traits de caractères forts, ils n’apparaissent pas tout en nuances, ce qui manquent bien souvent dans d’autres séries dramatiques grand public. Les moments musicaux, très bien gérés, donnent lieu à de très jolies scènes. L’air de rien, sans nous brusquer, le pilote de Nashville déploie les intrigues de cette saison : le rendez-vous manqué de Connie avec son guitariste-compositeur, les problèmes de famille respectifs de nos deux héroïnes, l’arrivée de nouveaux talents bruts de la country; et bien sûr le fil rouge de l’affrontement sur scène et en coulisses de Juliette Barnes, la bimbo marketée (en apparence) et Rayna James, la star sur le déclin qui ne veut pas rendre sa couronne de reine de la country.
Évidemment, le sujet particulier de cette série, la musique country, en rebutera plus d’un. Pourtant, la poésie et la nostalgie qui se dégagent de cette musique séduit même les non-initiés. La country représente vraiment l’âme de Nashville. Une des plus belles découvertes de la saison jusqu’ici.
-Nashville, 13 épisodes sur ABC













Bonjour!
Bonne critique et je suis tout à fait d’accord. Il faudra juste -rectifier- pour le nom du Papa (très connu dans 24h chrono) est en réalité » Powers Boothe « .
Cordialement!
c’est corrigé, merci
Mais de rien! Ce soir, c’est TWD !
À bientôt!
Hello,
Je suis d’accord, Nashville est très intéressante et pourtant je ne suis pas une fan de country à la base
Les 2 actrices sont superbes ! J’aime beaucoup moins la serveuse qui certes chante superbement bien mais le jeu d’acteur est un peu moins là.
Bonne continuation et n’hésitez pas à faire un tour sur mon blog.